19/01/2016

CROTTE ALORS!

 

Pire que les barbares décimant les terrasses

en faisant exploser la raison des élus,

est un fléau urbain commun à toutes races

qui plombe le moral du piéton résolu.

 

Las de contourner de son pas athlétique

le minage massif du plus humble trottoir,

un édile local devint catégorique

et fit à son public un long réquisitoire.

 

L'homme providentiel avait l'argumentaire.

Son ultime mission deviendrait ce combat.

La méthode d'action se devait militaire

et nulle complaisance ne fléchirait son bras.

 

Des incivilités, le mot était lâché,

s'étalaient sans pudeur au pieds de nos maisons,

menaçant le piéton du risque d'y souiller

mocassins et sabots, sandales et bottillons.

 

La menace était là, n'offrant pas de répit

au brave citoyen condamné par avance,

à regarder le sol ainsi qu'un repenti,

venu se confesser à l'église un dimanche.

 

Osons sans hésiter appeler terrorisme,

le danger que certains font peser sur nos pieds,

en laissant dégrader sans aucun altruisme

le domaine public et les lieux fréquentés.

 

Face à cette agression, aucune tolérance.

Le temps n'est plus celui de la concertation,

ni de se contenter de simples remontrances.

Si nous devons agir, c'est par la répression.

 

Armons nos policiers face à ces malotrus,

qui usent de l'étron comme les islamistes

emploient de l'explosif au mitan de nos rues,

envers nos paroissiens et les braves touristes.

 

Satisfait du discours, poliment acclamé,

le cacique vengeur, descendit de l'estrade.

Sur une déjection subit une glissade

et finit en fauteuil le cerveau embrumé.

 

D'aucun ont dénoncé un bien vaste complot,

accusant sans détours le lobby cynophile.

Et l'heureux successeur de l'hôtel de ville

pour toute politique s'enticha d'un cabot.

 

 

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