06/12/2013

IMPASSE

 

Une page blanche

nargue mon crayon,

au faible rayon

d'un bout de chandelle.

Elle joue la pucelle,

narguant le démon,

qui creuse ma cervelle

comme un potiron...

 

d'halloween.

 

Les mots de ma prose

alors déambulent,

errant sans répit,

tels des somnambules,

dans l'épais maquis

de ma matière rose.

Et certains y explosent,

ainsi que des bulles...

 

de champagne.

 

Où est passée ma muse?

Aurais-je du, hier,

l'attirer par la ruse

et lui mettre les fers?

La voilà qui me fuit

muser à d'autres portes

abandonner mon lit,

peut-être qu'elle est morte...

 

De chagrin.

 

Ou de rire.

 

Alors mon testament,

vide d'inspiration,

sera un feuillet blanc

sans trace de crayon.

À moins qu'un flux carmin

s'écoulant de mes doigts,

entache le velin,

traverse le sous main,

en saignant jusqu'au bois...

 

d'un vieux jus de raisin.

 

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