10/06/2013

PRUNE

Cette pente est fatale.

pour peu que la pédale

d'un degré se décale,

la machine s'emballe

et le châssis dévale

à vitesse idéale,

mais hélas illégale,

ce tronçon radical.

 

Un appel de phares,

un gendarme blafard

accroché au radar

à l'affut des chauffards

et voici qu'un motard

muni d'un gyrophare,

d'un geste péremptoire,

indique le trottoir.

Et notre scribouillard

rédigera sans fard

l'accusation notoire

à payer sans retard.

 

Si le radar statique

était automatique,

comment rester stoïque,

quand d'un œil ironique

le préposé s'applique

à délivrer la pique

du ministère public.

 

La sanction sans appel,

anonyme et cruelle,

vide notre escarcelle

et nous remplit de fiel

pour tous les officiels

de Paris à Marseille

 

Il n'est plus de diner

où les points supprimés

ne devient le sujet

de tous les indignés.

Le pays endetté,

le foot à la télé,

la venue de l'été,

pourront bien patienter,

que tous les invités

aient gaiement lapidé

les radars détestés.

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